Elever son enfant dans un pays étranger apporte son lot d’exotisme, en particulier en ce qui concerne les techniques éducatives, les méthodes employées et les comportements. Voici une petite liste non exhaustive de ce qui me surprend en élevant Hippolyte aux Etats-Unis :
Les milestones : Nous l’avons remarqué très tôt, les enfants ici doivent tous passer par un certain nombre d’étapes, milestones en V.O. C’est aussi le cas en France, mais ce qui surprend, c’est que ce ne sont pas les mêmes étapes. Le premier milestone différent dont je me souviens pour Hippolyte a été de faire un rollover, en clair, passer du dos sur le ventre et inversement. Jamais entendu parler de cela avant. Deuxième surprise avec la sippy cup et la finger food : pour passer des older infants à la classe des toddlers, Hippolyte devait non seulement marcher, mais aussi boire avec son verre à bec et manger de façon indépendante. Pour cette dernière compétence, pas besoin de savoir enrouler les spaghettis, et de manger le foie gras la fourchette : il suffit de savoir se servir de ses mains pour attraper des petits morceaux de nourriture, la fourchette et la cuillère viennent ensuite (On en est là avec Hippolyte, il maîtrise bien cuillère et fourchette, et s’intéresse beaucoup au couteau). En France, je n’ai jamais vu d’enfants manger seuls si tôt. Peut-être que par conséquent, ils sont moins sales !
La discipline : le débat ne se résume pas entre les partisans de la fessée (les méchants Français) et les autres (les gentils Américains). Suite à quelques incidents avec Hippolyte, et parce que sa maîtresse de la crèche a dû le mettre en timeout (l’équivalent du coin, mais sans le coin) trois fois la semaine dernière, je me suis replongée dans Laurence Pernoud, mais elle ne donne pas vraiment de conseils sur comment négocier avec un enfant peu coopératif ; j’ai donc commandé la bible américaine en la matière, « The Happiest Toddler on the Block ». Je n’ai pas beaucoup avancé, mais le livre commence par un trait typiquement américain : déculpabiliser les parents, ou trouver une explication qui résout tous les problèmes. J’ai un petit homme des cavernes à civiliser. Forte de cette certitude, je me sens tout de suite mieux !
La nourriture : pour résumer en une anecdote, j’avais préparé des pâtes avec de l’origan pour le déjeuner d’Hippolyte à la crèche, ainsi que deux petits filous en dessert. Sans doute pour faciliter l’absorption des yaourts, ils ont été versés dans la boîte qui contenait précédemment les pâtes. Résultat : des petits filous à l’origan. C’est pas grave, il a quand même adoré, le petit Cro-Magnon !





Une bonne crepe





Tennis a Alta Plaza park
Tchin, tchin avec Jean et Mohammad.
Avec mon nouveau copain Fabien.
Piscine chez Darryl, pour Memorial Day.














